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| | Achats Mouvementés [Kathleen au moins au début] | |
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| Auteur | Message |
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Anonyme Professeur

   Age : 99 Inscrit le : 13 Aoû 2007 Messages : 1949 Feuille de personnage Niveau: Argent:
 | Sujet: Achats Mouvementés [Kathleen au moins au début] 20.08.08 16:45 | |
| Big Ben venait de sonner 10 coups dans le ciel, imperceptibles dans cette agitation qui remuait déjà la capitale londonienne. Tous ces Moldus, stressés, pressés par leur travail, envahissant le moindre recoin de la ville, que ce soit sur les petites voies automobiles, bordant la Tamise, ou sur les trottoirs et les stations de métro, où bousculades et coups de coude se trouvaient de mise, afin de pouvoir progresser dans cette foule compacte, et menaçante. M’enfin, ce brouhaha et cette mise à pied brutale, à une telle heure matinale, ne semblait pourtant pas envahir le petit bar isolé, et pour ainsi dire très discret – au point que personne ne le remarquât, excepté peut-être quelques curieux personnages vêtus de capes et de robes leur descendant jusqu’aux genoux, et ce, en plein été – et dont la pancarte nominative du bar affichait « Le Chaudron Baveur ». L’aspect miteux, une atmosphère de renfermé, et de forte humidité régnant dans l’endroit, des clients à l’allure peu recommandable, presque tous avec des capuches sur la tête, ingurgitant le contenu de leur chope en silence, presque en épiant chacun de leurs voisins, même le barman lui-même, plus commode pourtant, ne semblait pas échapper à cette ambiance sinistre et morose qui s’était emparé du seul lieu, recommandable précisera-t-on, marquant l’entrée du Chemin de Traverse. Des cheveux noirs et gras encadrant un visage dur, dont les traits avaient été creusés par l’âge et l’ennui d’un métier aussi morne et routinier, Tom - c’est ainsi que le barman s’appelait – semblait occupé à discuter avec un certain air de révérence, avec le client qui avait pris place, debout, contre l’un des murs les plus reculés et les plus sombres de la pièce.
- Un autre vin des elfes, Sir ?
- Non merci, cela suffira, Tom, avait répondu l’individu d’une voix suave mais froide.
Un pied appuyé contre le mur, sur lequel son dos s’était appuyé, l’inconnu était vêtu d’une chemise de velours, toute de vert clair, que surmontait un complet veston, noir cette fois-ci, pantalon assorti. Des chaussures noires chaussées aux pieds, telles que celles que les Moldus portaient à l’occasion de soirées mondaines, l’homme s’employait à allumer de sa main droite, la petite cigarette blanche qu’il suçait dans sa bouche, l’autre étant occupée à tenir la canne noire, à l’embout d’argent, qui lui servait de support. Malgré le chapeau haut de forme, qu’il portait en travers, sur sa tête, et qui recouvrait une très infime partie de son visage, l’on pouvait parfaitement reconnaître les yeux d’un bleu éclatant, le teint d’un blême presque blanc, et les cheveux blonds grisonnants, du sieur James Alexander Clayton. Des cernes étaient apparus sous ces yeux sombres et pénétrants depuis qu’il avait repris ses fonctions à Poudlard. Cumulant les postes de ministre, et professeur de DCFM, sans oublier ses activités illicites de Mangemort, le jeune homme, âgé désormais de 21 ans, ne disposait plus de temps à consacrer à sa propre personne. Malgré sa musculature moyenne, et le côté toujours dynamique mais ténébreux qui caractérisait sa personne, l’on discernait parfaitement bien la fatigue dessinée sur ses traits. Même son regard, communément si insolent, si froid, n’exprimait plus que l’indifférence, perdu dans les vagues de pensées lointaines, et intimes. Depuis le départ de ses plus proches amis, de ses plus étroits collaborateurs, ou plutôt leur disparition, il fallait avouer que James se sentait quelque peu perdu, il avait perdu les repères et les bases sur lesquelles il s’était appuyé afin de lancer sa carrière dans le vaste monde de la Magie. Désormais qu’il n’était plus là, et qu’il ne pouvait plus, non pas leur témoigner sa reconnaissance, mais leur rendre la monnaie de leur pièce : le professeur de Poudlard n’était pas du genre à aimer accumuler des dettes envers telle ou telle personne ; ce n’était donc pas un manque affectif qu’il ressentait mais plutôt une hargne pour ne pas lui avoir laissé assez de temps afin qu’il puisse remplir son « devoir » et e débarrasser de cette très désagréable impression de dû. M’enfin, de toute façon, la vie continuait et il n’était en aucun cas question qu’il se borne à de tels chichis, ce n’était d’ailleurs pas pour rien qu’il s’était forcé à déserter le château durant un jour, et qu’il avait consenti à rencontrer l’une de ses filleules, Kathleen O’Malley, il lui semblait, une Serpentarde évidemment, dont l’attitude assez fougueuse et rebelle, du moins c’est ce dont il avait entendu parler d‘elle, l’intéressait particulièrement. Plus tôt dans la journée, il lui avait répondu par une très courte missive, juste formelle, afin d’acquiescer à la demande de la jeune fille.
Accepte. Serai là Chaudron Baveur. 10 heures précises.
Omettant volontairement de se décrire lui-même physiquement, James désirait avant tout s’imposer durant cette rencontre - après tout c’était lui le parrain, et le fait d’être pris au dépourvu ou de voir la situation se retourner contre lui, ne lui serait certainement pas agréable – et la manière, la meilleure qu’il put trouver, afin de poser ses règles dès le début, du moins de faire impression, fut de prendre l’initiative dès la première confrontation. Se sentirait-il charmé (non pas amoureusement parlant, précisera-t-on) et agréablement surpris ou au contraire déçu, et irrité au terme de cette rencontre ? On le découvrira bien assez tôt. _________________
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UTILISATEUR ANONYME ET INACTIF |
|  | | Kathleen O'Malley 1ère année

  Age : 69 Inscrit le : 28 Juil 2008 Messages : 21
 | Sujet: Re: Achats Mouvementés [Kathleen au moins au début] 26.08.08 19:24 | |
| "La vie appartient à ceux qui se lèvent tôt", c'était le proverbe de la jeune Kathleen, cela faisait partit de son credo et elle comptait bien s'y tenir. Ce matin la foule ne courrait pas les rues, c'était une aubaine, car la jeune n'avait guère le sens de l'orientation, une masse de gens ne lui aurait pas rendu la tâche moins fastidieuse. L'horloge qui surplombait cette magnifique ville venait de faire retentir sa mélodie jusque dans les ruelles sombre de la ville. Ce jour n'était pas une banale journée en ville, elle allait rencontrer quelqu'un qui bouleverserait sans aucun doute sa vie, de plus, elle allait faire ses achats pour l'école avec cette personne. Elle ne savait rien de lui et c'était sans aucun doute réciproque. Ce genre de rencontre ne lui plaisait guère, cet homme avait sûrement eut vent de quelques informations sur elle et son comportement "rebel" et avait prit la décision de la choisir parmi une flopée d'autres élèves. Dégoûtant. Considérée comme un vulgaire morceau de viande d'une quelconque qualité puis exposée à une foule de personne, magnifique. Cette vision des choses n'était guère réjouissante mais c'était la réalité, la vraie, pas un conte de fées.
Sur cette pensée négative, elle s'engouffra dans une ruelle que les gens n'avaient pas l'air de remarquer. La société actuelle était tellement obnubilée par les choses grosses et imposantes quelle en oublierait presque de faire attention aux petits détails parfois essentiels à chacun. Quelle pathétique populace. A croire que le temps des château serait peut-être plus intéressant que celui dans lequel on vit aujourd'hui. Kathleen soupira.
La ruelle n'était pas mise en valeur et les rayons du soleil ne n'arrivait pas à y parvenir. Elle était plongée dans d'obscurs ténèbres. S'en était presque beau, comme si on était passé dans un autre monde rien qu'en tournant dans une ruelle malfamée et imprégné d'une odeur quasiment nauséabonde. Pour cette occasion, Kathleen arborait une tenue simple, du moins, pour elle. Elle était vêtue d'une jupe lui arrivant à mi-cuisse de couleur noir, une chemise blanche à manche courte (coude), une cravate écossaise et sans oublier ses chaussures, une magnifique paire de Doc Martens noire lui arrivant jusqu'aux genoux. Pour couronner ces magnifiques vêtements, elle portait une fine écharpe, également noire, marquée de son parfum naturel. Toutes les personnes qu'elle avait croisée dans sa vie lui rapportait que l'odeur de sa peau était exquis voir presque surnaturel. Elle en était fière.
Ses pas la menèrent devant une espèce de taverne assez miteuse, mais elle en avait cure. Kathleen avait perdue assez de temps pour entamer une introspection philosophique sur l'état du bar proche du chaos. C'est avec ses doigts petits et fins qu'elle poussa la porte. Elle avait l'air presque innocente en ce lieu. La grosse porte de bois émit un cri de douleur quand elle s'ouvrit, elle avait fait son temps la petite. L'atmosphère de ce lieu était massacrant, comme si la gaieté en avait été dépossédée. Elle avait fuit ce lieu, et Kathleen hésitait à en faire autant. Pourtant, elle avait du pain sur la planche. Les planches grinçaient à chacun de ses pas, c'était un réel film d'horreur. Les gens n'étaient pas en masse ici non plus, logique. Son attention se posa directement sur un étrange personnage. Ses vêtements étaient agréablement beaux à regarder, il avait la classe c'était certain. Son chapeau aussi l'était. Aucun doute c'était lui. Cependant, le mythe fut rapidement brisé quand elle remarqua la lumière rouge du bout de sa cigarette. Il fumait, quel désastre. Elle s'approcha doucement de lui. "Étrange", se répétait elle en boucle dans sa tête. A présent, la marche arrière était trop tard, elle était en face de lui. Malgré sa petite taille, on pouvait dire de Kathleen qu'elle ne passait rarement inaperçue. Elle scruta l'homme, le dévisageant, se moquant de savoir si c'était poli ou pas. Sa main se leva dans la direction de son futur interlocuteur. C'est en esquissant un sourire sadique qu'elle lui arracha la cigarette du bec avant de l'éteindre dans la paume de sa main.
"On ne fume pas devant les enfants."
Sa voix était froide et paradoxalement provocatrice.
Avec cet homme comme Parrain, la journée risquait d'être amusante...Ironie ou pas ? |
|  | | Anonyme Professeur

   Age : 99 Inscrit le : 13 Aoû 2007 Messages : 1949 Feuille de personnage Niveau: Argent:
 | Sujet: Re: Achats Mouvementés [Kathleen au moins au début] 29.08.08 16:10 | |
| Le regard vague, la mine sinistre, réflet du renfermement sur lui-même dont James avait été victime ces derniers temps; des traits affaissés, des yeux ternes dont l'éclat éblouissant n'était plus qu'un très lointain et douloureux souvenir, le teint plus blême que jamais, les membres flétris, cachés sous ce costume formel et élégant, simple déguisement, masque de faux-semblant, ne procurant plus qu'une illusion superficielle à l'homme fragile et mélancolique qu'il était devenu... Une canne, un support de marche dont il n'avait jamais eu l'habitude des servir, présente néanmoins en cet instant, et qui témoignait bien là, la faiblesse acquise au cours de ces deniers temps, d'un corps fébrile au sein duquel il avait été enfermé, réduit au simple rôle de pantin, exécutant maladroitement les ordres fournis par une âme, un esprit défaillant, ne vivant plus que parce qu'il devait vivre, que parce que c'était l'unique chose qu'il lui restait à faire en ce monde: non pas exister en tant qu'être pensant, sentimental, et émotionnel, mais exister simplement, futilement, comme une machine de chair et de sang, que parce ce devoir de vivre, conféré malgré lui à sa naissance, lui avait été imposé. De fait, cela faisait plusieurs mois déjà que le cours de Défense Magique avait été déserté, que le bureau du professeur correpondant avait été fermée de l'intérieur, loquetée à double tour, et que personne, hormis les hiboux apportant des lettres et missives qui n'auraient tot ou tard aucune réponse, ne s'était plus soucié de l'état de santé du seigneur Clayton, ni n'ignorait ou ne savait, c'est selon, s'il se trouvait dans un état de dépérissement, ou s'il continuait à survivre allégrement dans la plénitude de ses soucis. Pourtant, il y a quelques semaines, ce fut comme s'il s'étit produit un réveil brutal, une prise de conscience que le jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années seulement mais qui paraissait désormais en avoir plus de quarante, semblait avoir accepté. lLs cours avaient repris leur bonne et due forme, la rigueur dont il faisait preuve envers ses apprentis ne dépassant ni n'ayant régressé par rapport à son attitude d'auparavant, sa fréquentation vis-à-vis des Moldus toujours aussi moindre, celle avec ses collègues toujours ausi froide et distante, ni plus ni moins. Ce fut comme s'il ne s'était rien pasé, comme si un simple blanc avait marqué une période de sa vieetque tout, absolument tout, reprenait son cours, dans la plus grande des normalités. Dommage qu'il n'en restait plus beaucouup de ceux-là, dommage que ces personnes qui lui étaient si proches et qui auraient rmarqué la disparition de cette lueur incandescente et vivifiante, manifestée habituellement dans la prunelle de ces yeux, et qui caractérisait tant son personnage, s'étaient évaporés...
Les voix, qui maintenant, ne résonnaient que par échos lointains à ses oreilles, tel un rêve éveillé qu'on avait du mal à discerner, avaient soudain été recouverts par une voix étrangère, intruse à toutes les pensées qu'il ne cessait de ressasser dans son esprit. Fluette, dynamique, provocatrice, tellement même, qu'elle lui paraissait surnatrelle, dans la torpeur qui lui était sienne en ce moment, James leva ses yeux. Une figure féminine, jeune, presque mignonne malgré sa désinvolture, l'observait d'entre la tignasse et derrière les quelques mèches rebelles, brunes, qui découpaient son regard. D'après son air colériqu, et souriant, il sembla que l'étudiante avait prononcé des mots insolents à son égard et il fallut plusieurs tentatives de réflexion avant que le professeur de Poudlard ne puisse se les remémorer. Ainsi c'était elle qu'il avait prise pour filleule, un nom parmi tant d'autres nom, des parents qui avaient consentià confier leur enfant à des mains aussi indélicates que les siennes, et lui, sans doute avait accepté, d'où ces retrouvailles. Indifférent à l'atitude hautaine dont sa protégée venait de faire preuve, James déglutit la totalité de la fumée acariatre et étouffante qu'il avait accumulée durant cette attente, à consumer et consommer sa cigarette, en plein dans le visage de la jeune fille. L'observant d'un oeil désapprobateur, il attendit que la fumée se dissipe avant de répliquer:
-C'est vrai... après tout, tu n'es qu'une pauvre petite gosse.
Au moins, l'on était sûr que le professeur n'avait pas perdu de son insolence. Faisant venir du bout de sa baguette magique, une table propre et deux chaises sobres, ne tenant apparemment sur leurs pieds bancals que par un artifice magique, le Parrain fut prêt à claquer des doigts, signe d'appel au serveur habituel, quand il déclara:
- Un verre et une petite discussion avant de partir d'ici, ou ce sera bon?
N'attendant pas la réponse de sa jeune filleule, il s'empressa de rajouter, sur un air malicieux, mêlé d'une once de sadisme :
- Si tu bois, interdiction d'aller aux toilettes après; si tu ne bois pas, interdiction de clamer une prétendue soif pendant nos achats. Je te préviens donc : je n'ai pas de temps à perdre avec des puérilités de ce genre,est-ce que c'est bien clair? Oui? Bien.
Entrouvant un peu plus ses lèvres afin de découvrir une dentition blanche parfaite, il cracha la dernière bouffée de fumée, tout en attendant patiemment la réaction de son actuelle petite protégée... dont il ignorait encore le nom oO _________________
TOUTE NOUVELLE DEMANDE DE RP SERA REFUSEE ET IGNOREE. TOUT UTILISATEUR ENVOYANT UN MESSAGE PRIVE ALLANT DANS CE SENS SERA BLOQUE.
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