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 La solitude est ennemie de l'absence.

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1st year, oh, I'm little

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MessageSujet: La solitude est ennemie de l'absence.   05.02.10 22:10

La solitude est ennemie de l'absence.
Nathanaël A. Gates & Sunshine Stewart




Je le découvrais une fois de plus : pour se réchauffer, rien de meilleur qu’une bonne vieille Bièraubeurre. En effet, la boisson semblait descendre le long de mes veines, réchauffant au passage mon sang glacé. Un formidable arôme musqué persistait dans ma bouche, et noyait mon cerveau dans les vapeurs du délice. Je décidai brusquement de siroter ma boisson plus lentement, afin d’en apprécier chaque gorgée.
Pour me distraire, je me mis à observer l’endroit où je me trouvais. Les Trois Balais était un beau pub, chaleureux et grand. Un feu sec crépitait dans la cheminée, et de petites tables étaient semées un peu partout dans la pièce. Sur chacune de ces tables, un pot de minuscules fleurs rouges. Au bar, Madame Rosmerta discutait avec les nombreux clients assis sur les grands tabourets.
J’étais l’unique personne à être seul à ma table. Toutes les autres étaient surchargées, en particulier une, au milieu de la salle. C’était celle d’un groupe d’adolescents, qui venaient probablement de Poudlard puisque j’avais reconnu deux ou trois têtes.
Ils avaient dû apporter d’autres tabourets et une autre table pour pouvoir rassembler tout le monde. On aurait dit une véritable conférence. D’ailleurs, il y avait même un orateur : négligemment appuyée contre sa chaise, une blonde racontait quelque chose. Quelque chose de sans doute drôle : ses amis n’en pouvaient plus de rire, et haletaient en la regardant, le souffle coupé.
La fille attira mon attention, et je vrillai mon regard sur elle. Fine, de taille moyenne. Sa grande chevelure blonde lui arrivait jusqu’au milieu du dos, et ses yeux bleus étaient cernés de longs cils bruns. Son visage pâle rosissait un peu à hauteur des pommettes, d’une teinte à peine plus claire que celle de ses lèvres. Je ne l'avais jamais vue. Qui était-elle ?
Choqué, je repoussai ma Bièraubeurre. Qu’est-ce qui me prenait ? Depuis quand étais-je un fouineur ? Je me fichai bien de cette fille et de sa bande d’imbéciles. C’était ça : ils étaient un groupe d’animaux, à rire bêtement et à grogner le plus fort possible. Des animaux, rien d’autre.
N’empêche... Je m’ennuyai ferme, et pas eux.
Je jetai un nouveau regard sur le groupe. Maintenant que tout le monde était plié de rire, la blonde avait posé sa tête sur la table, et fermait les yeux, comme prise d’une migraine. Une petite ride barrait son front, et elle fourragea tristement dans ses cheveux. Soudain, un de ses amis arrêta de rire et lui tapota l’épaule. Alors, elle se redressa brusquement, et ses traits perdirent toute expression de fatigue : son sourire se fit joyeux, et elle balança une nouvelle vanne.
OK. Soit elle était fêlée, soit il y avait quelque chose que je ne comprenais pas chez cette gamine. Ce qui m’étonna : d’habitude, j’étais très doué pour cerner la personnalité des gens. Par contre, pour elle... Je devinai qu’elle était plutôt extravertie. N’avait-elle pas été le centre de toute l’animation à la table ? Mais en même temps, sa façon de soupirer lorsque personne ne la regardait... Elle était carrément louche.
Le bruit de ma paille m’indiqua que la Bièraubeurre était vide. J’examinai une dernière fois la fille blonde, puis me levai. Apparemment, le groupe d’animaux eut la même idée que moi : tous bondirent de leurs sièges, et sortirent du bar dans un piaillement aigu. La blonde et deux ou trois morveuses étaient restées en arrière, pour refermer leurs manteaux. Et elles me bloquaient le passage.

« Bougez-vous. » prévins-je.

Mais les morveuses restèrent-là, à me glousser à la figure comme des crétines, semblant ne pas avoir compris ce que je leur demandais. Seule la blonde s’écarta prudemment.

« OK, vous l’aurez voulu. »

D’un geste brusque, je les envoyai valser contre le mur. Elles se relevèrent en gémissant, et frottèrent leurs membres avec une grimace de douleur. A croire que je les avais poussées du haut d’un ravin de 600 mètres. Elles me regardèrent, outrées, semblant attendre des excuses. Elles n’obtinrent qu’un ricanement mauvais.
Je me tournai alors vers la seule capable d’un peu de réflexion, la blonde, qui s’était écartée à temps. Je constatai alors sans l’ombre d’un remord :

« Wahou, tes copines sont quand même sacrément débiles. Elles sont toujours comme ça ? »

Je marquai une pose, volontaire, durant laquelle j’observai ladites débiles. Elles tripotaient leurs cheveux si raides qu’on aurait pu les croire inexistants ; et réajustaient leurs espèces de sous-vêtement-jupe.

« En même temps, tu dois être comme elles. Sinon comment expliquer que tu traînes avec des boulets pareils ? »

Je réfléchis un moment, puis repris :

« Nan, dis-rien, en fait je m’en fous. »

Ce qui était totalement faux. J’étais curieux, sans trop savoir pourquoi. Mais, suivant mes pulsions, j’adressai un soupir de mépris à la blonde, et tournai les talons.

_________________

<blockquote>Don't you know I'm terrible ?

N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit,
Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ;
Rager, s’enrager contre la mort de la lumière.


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3rd year, it's still long

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Maison ou Metier :: Gryffondor
Age du perso :: 12 ans
Famille :: Stewart-Foster-Everghton

MessageSujet: Re: La solitude est ennemie de l'absence.   06.02.10 0:24



      C'est l'histoire de trois petits steaks qui, pour rentrer chez eux, doivent traverser une forêt. Donc, ils avancent dans les bois, et au bout d'un moment, un des steaks disparait. Donc les deux autres commencent à avoir peur et donc se tiennent la main. Au bout d'un moment, le second disparait. Alors le dernier commence à paniquer et crie "vous êtes où ? Vous êtes où ?" et alors, les deux qui avaient disparut reviennent et celui qui était tout seul leur demande "Bah, qu'est ce que vous faisiez" et les deux lui répondent "Bah, on steak haché !"


    Toute l’assistance éclata alors de rire à cause de la chute de l’histoire drôle que je venais de leur raconter. J’en riais moi-même, je ne pouvais me passer de cette malheureuse histoire tellement stupide qu’elle en faisait rire. Cela faisait bien une heure que j’étais assise aux Trois Balais à parler de tout et de rien. Au départ, nous n’étions que cinq et nous étions venu à Pré-Au-Lard histoire de nous changer les idées. A dire vrai, toutes ces histoires de Mage Noir caché à Poudlard faisait un remue ménage impossible et tout les professeurs nous mettait en garde et donc, plusieurs élèves ne se sentaient plus en sécurité à Poudlard. C’est pourquoi, avec quelques amis, nous avions décidé de nous retrouvé au Pub autour de jus de citrouille, Bièraubeurre et du rire pour décompresser.

    J’arborais une position des plus étranges, à genoux sur ma chaise, le dos de celle-ci collé contre les bords de la table, je me présentais comme en une sorte d’orateur. Au fur et à mesure, des élèves s’étaient joins à nous, heureux de passer un peu de bon temps. J’enchainais les blague, plus ou moins drôle mais tout le monde éclatais de rire à chaque fois, à moitié plier sur la table en frappant dessus comme des siphonné. Pendant que les autres étaient trop occupés à rire, je m’accordais une pause. J’étais fatiguée, j’avais l’impression qu’un marteau frappais sans arrêt ma tête, je me reposais sur un bras. Des fois, je me demandais si cela valait le coup de jouer la comédie tout les jours. De faire croire à tout le monde, même à mes amis, que j’étais extrêmement extravertie alors que se n’était qu’une coquille pour protéger celle que j’étais vraiment. Je n’ai jamais eu la force que je prétendais avoir, j’étais timide, bien que dis ainsi, vous auriez sûrement du mal à me croire. Devenir quelqu’un d’autre pour que tout le monde vous apprécie, pour qu’on vous regarde, que l’attention soit braquée autour de vous. Certes, c’était une vie dont j’avais toujours rêvé.

    Je sentais alors la fille à côté de moi me frapper l’épaule, hilare. Je changeais automatiquement d’expression, lui souriant à pleine dent et gloussant. Je repartit sur une autre vanne malgré moi. Tout le monde se remit à pialler. Je levais la tête, les clients du Pub s’étaient tous tourné vers moi pour m’écouter et un élève s’approchait de nous. A peine eu-je croisé son regard que je me détournais, faisant semblant de ne pas l’avoir vu. Les élèves commencèrent à partir, remettant leur manteau, me saluant. Je leur fis signe de la main. Me levait moi aussi pour enfiler mon manteau. J’entendis une voix s’élevé derrière moi, demandant de nous pousser. Je levais l’œil sur le jeune garçon qui s’était rapprocher tout à l’heure et me desserrait, mais mes amies n’en firent rien et gloussaient encore, je les fusillais du regard, qu’elles avaient l’air cruche ainsi. Mais le jeune homme les poussa alors pour qu’elle daigne s’écarter et elles valdinguèrent contre le mur en piaillant. C’est alors que le jeune homme se tourna vers moi me demandant si mes amies étaient toujours comme sa, je haussais les épaules, ne répondant rien, j’étais trop fatiguée pour rétorquer. Mais il me dit quelque chose qui me vexa, disant que je devais sûrement être comme elle, je le dardais d’un regard noir. Celui-ci commençait à partir. L’insolent ! Il n’allait pas s’en sortir comme sa et avoir le dernier mot


      Qui te dit que je suis comme tout le monde ? Ton petit doigt ? Tu devrais peut-être éviter de porter des jugements aux gens que tu ne connais pas au lieu d’être ainsi hautain avec les autres.


    Lui lançais-je, d’une froideur sans égal

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1st year, oh, I'm little

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MessageSujet: Re: La solitude est ennemie de l'absence.   06.02.10 15:06

J’avais virevolté en direction de la porte, et m’apprêtai à partir. J’avais la main sur la poignée de la porte, lorsque la blonde m’arrêta net. Les quelques mots qui sortirent de sa bouche me figèrent sur place, me fascinèrent.

« Qui te dit que je suis comme tout le monde ? Ton petit doigt ? Tu devrais peut-être éviter de porter des jugements aux gens que tu ne connais pas au lieu d’être ainsi hautain avec les autres. »

Doucement, je me tournai. Je la dévisageai longtemps sans rien dire, scrutant son visage avec attention. Se pouvait-il que parmi toutes les filles de Poudlard, dissimulée dans la masse de bécasses, se cache quelqu’un qui possédait une vraie personnalité ?

« Moi au moins, je ne prétends pas être quelqu’un d’autre. Je suis peut-être hautain, mais c’est parce que je m’estime supérieur aux autres. Toi, tu mens. Tu montres aux autres ce que tu n’es pas : le petit pitre de service, toujours prêt à plaisanter. Je sais que tu n’es pas comme ça. Ne me demande pas pourquoi, c’est mon petit doigt qui me l’a dit. Un vrai petit futé, celui-là, n’est-ce pas ? » persifflais-je.

Je penchai la tête sur le côté, et lui adressai un sourire empli d’ironie. Puis, je partis, vraiment, cette fois.
L’air frais fouetta mon visage avec la violence d’un coup de poing, mais c’est tout juste si je m’en rendais compte. Je pensais à la blonde. Jamais je n’aurais cru rencontrer quelqu’un ici digne de retenir mon attention. Parce qu’elle m’intéressait réellement : je voulais savoir qui elle était. Ce qu’elle croyait être, et ce qu’elle était vraiment... J’étais persuadé qu’il y avait une marge entre ces deux idées. Et ce n’était pas bien : elle devait savoir qui elle était, ce qu’elle était capable de faire.
Moi, j’étais mauvais, et je l’assumais pleinement. Plutôt ça, que de me leurrer en œuvrant pour le bien, alors que la seule chose que j’aimais était ma petite personne. Et elle, elle se leurrait.
Le trajet de Pré-Au-Lard jusqu’au château s’écoula bien plus rapidement que d’habitude. Peut-être parce que j’avais un sujet de réflexion, qui sait ?
Je me dirigeai vers la salle commune des Serpentard, et filai sous la douche. Je revêtis ensuite mon uniforme, réajustai ma cravate, et me brossai les dents. Puis, je jetai un coup d’œil à l’horloge : seulement 18 heures.
Pour faire passer le temps, je décidai de m’octroyer une petite pause lecture. Etonnant pour quelqu’un comme moi : j’aimais lire, particulièrement des classiques. J’attrapai le premier bouquin que je pus trouver dans ma valise : Docteur Jekyll et Mister Hyde. L’histoire d’un homme, qui se débattait avec deux facettes de lui-même : le lui animal, bestial ; contre le lui gentil, bon citoyen, et docteur émérite. Ironie du sort, lorsque l’on repensait à la fille que j’avais rencontré ce matin.
L’ouvrage était vraiment bon, et les coups de la cloche annonçant 20 heures me surprirent. Je lâchai le livre, pour aller dîner.
Lorsque je m’installai à la table des Serpentard, et remplis mon assiette – seul, comme à mon habitude –, j’avais encore l’esprit à Londres, dans la maison du docteur Jekyll. Je mangeais pensivement mon morceau de dinde, quand mes yeux s’agrandirent sous l'effet de la surprise.
A la table des Gryffondor, se trouvait mon Docteur Jekyll et Mister Hyde personnel. La blonde de ce matin, occupée une fois de plus à faire rire tout le monde. Elle n’en avait pas marre ?
Je la regardai dîner. Comme à Pré-Au-Lard, lorsqu’elle n’était plus le centre d’attention, elle devenait quelqu’un d’autre. Quelqu’un de sensible, de timide, de fleur-bleue. Le genre de personne que je détestais. Mais d’un autre côté, je détestais encore plus les gens qui jouaient un rôle. Pourquoi ne voulait-elle pas laisser de côté ce masque de joyeuse bavarde ?
Je lâchai ma fourchette, presque énervé, et me levai violemment de ma chaise. Mes mouvements étaient si brusques que la purée dans mon assiette se renversa.
Rapidement, je me rendis à sa table. Je tirai une chaise, devant elle, et m’assis. Personne n’avait remarqué mon intrusion à part la blonde. Ah, et les morveuses que j’avais poussées, qui me jetèrent d’ailleurs un regard de dégout en murmurant entre elles. Je pris une voix suraiguë pour les imiter, et lançais sur le ton de la confidence :

« Oh ben non, pas lui ! Il est trop méchant ! Tu as vu ce matin, comme il m’a fait mal ? Je ne sens toujours plus mes côtes. Je crois qu’il me les a cassé. »

En m’entendant, les morveuses froncèrent le nez, comme gênées par une mauvaise odeur, et se détournèrent. Elles écartèrent leurs assiettes d’un mouvement uniforme, de manière à se trouver le plus loin possible de moi.
Lâchant un petit rire, je me concentrai sur la blonde. Elle n’avait pas cessé de m’observer, choquée que je vienne encore la harceler.

« Arrête », grondais-je.

Elle haussa les sourcils, étonnée.

« Arrête de faire semblant. Je t’ai vue. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu es comme ça ? »

Elle me regarda avec de grands yeux, exacte image de l’incompréhension. Cela m’énerva encore plus, et je lui ordonnai sèchement :

« Oh, s’il te plait. Ne fais pas semblant de ne pas comprendre. »

Elle se mordit la lèvre, et regarda ailleurs. D’accord. Elle voulait jouer ? On allait jouer.

« N’essaie même pas de m’ignorer. De toute façon, tu ne pourras pas te débarrasser de moi. Je te suivrai partout, je te pourchasserai où que tu sois, tant que tu ne m’aura pas dit pourquoi tu joues une fille que tu n’es pas. Sois tu parles, sois les jours qui viennent risquent de ressembler à un jeu de cache-cache pour toi. A prendre ou à laisser. »

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