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| | La solitude est ennemie de l'absence. | |
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 | Sujet: La solitude est ennemie de l'absence. 05.02.10 23:10 | |
| La solitude est ennemie de l'absence. Nathanaël A. Gates & Sunshine Stewart  Je le découvrais une fois de plus : pour se réchauffer, rien de meilleur qu’une bonne vieille Bièraubeurre. En effet, la boisson semblait descendre le long de mes veines, réchauffant au passage mon sang glacé. Un formidable arôme musqué persistait dans ma bouche, et noyait mon cerveau dans les vapeurs du délice. Je décidai brusquement de siroter ma boisson plus lentement, afin d’en apprécier chaque gorgée. Pour me distraire, je me mis à observer l’endroit où je me trouvais. Les Trois Balais était un beau pub, chaleureux et grand. Un feu sec crépitait dans la cheminée, et de petites tables étaient semées un peu partout dans la pièce. Sur chacune de ces tables, un pot de minuscules fleurs rouges. Au bar, Madame Rosmerta discutait avec les nombreux clients assis sur les grands tabourets. J’étais l’unique personne à être seul à ma table. Toutes les autres étaient surchargées, en particulier une, au milieu de la salle. C’était celle d’un groupe d’adolescents, qui venaient probablement de Poudlard puisque j’avais reconnu deux ou trois têtes. Ils avaient dû apporter d’autres tabourets et une autre table pour pouvoir rassembler tout le monde. On aurait dit une véritable conférence. D’ailleurs, il y avait même un orateur : négligemment appuyée contre sa chaise, une blonde racontait quelque chose. Quelque chose de sans doute drôle : ses amis n’en pouvaient plus de rire, et haletaient en la regardant, le souffle coupé. La fille attira mon attention, et je vrillai mon regard sur elle. Fine, de taille moyenne. Sa grande chevelure blonde lui arrivait jusqu’au milieu du dos, et ses yeux bleus étaient cernés de longs cils bruns. Son visage pâle rosissait un peu à hauteur des pommettes, d’une teinte à peine plus claire que celle de ses lèvres. Je ne l'avais jamais vue. Qui était-elle ? Choqué, je repoussai ma Bièraubeurre. Qu’est-ce qui me prenait ? Depuis quand étais-je un fouineur ? Je me fichai bien de cette fille et de sa bande d’imbéciles. C’était ça : ils étaient un groupe d’animaux, à rire bêtement et à grogner le plus fort possible. Des animaux, rien d’autre. N’empêche... Je m’ennuyai ferme, et pas eux. Je jetai un nouveau regard sur le groupe. Maintenant que tout le monde était plié de rire, la blonde avait posé sa tête sur la table, et fermait les yeux, comme prise d’une migraine. Une petite ride barrait son front, et elle fourragea tristement dans ses cheveux. Soudain, un de ses amis arrêta de rire et lui tapota l’épaule. Alors, elle se redressa brusquement, et ses traits perdirent toute expression de fatigue : son sourire se fit joyeux, et elle balança une nouvelle vanne. OK. Soit elle était fêlée, soit il y avait quelque chose que je ne comprenais pas chez cette gamine. Ce qui m’étonna : d’habitude, j’étais très doué pour cerner la personnalité des gens. Par contre, pour elle... Je devinai qu’elle était plutôt extravertie. N’avait-elle pas été le centre de toute l’animation à la table ? Mais en même temps, sa façon de soupirer lorsque personne ne la regardait... Elle était carrément louche. Le bruit de ma paille m’indiqua que la Bièraubeurre était vide. J’examinai une dernière fois la fille blonde, puis me levai. Apparemment, le groupe d’animaux eut la même idée que moi : tous bondirent de leurs sièges, et sortirent du bar dans un piaillement aigu. La blonde et deux ou trois morveuses étaient restées en arrière, pour refermer leurs manteaux. Et elles me bloquaient le passage.
« Bougez-vous. » prévins-je.
Mais les morveuses restèrent-là, à me glousser à la figure comme des crétines, semblant ne pas avoir compris ce que je leur demandais. Seule la blonde s’écarta prudemment.
« OK, vous l’aurez voulu. »
D’un geste brusque, je les envoyai valser contre le mur. Elles se relevèrent en gémissant, et frottèrent leurs membres avec une grimace de douleur. A croire que je les avais poussées du haut d’un ravin de 600 mètres. Elles me regardèrent, outrées, semblant attendre des excuses. Elles n’obtinrent qu’un ricanement mauvais. Je me tournai alors vers la seule capable d’un peu de réflexion, la blonde, qui s’était écartée à temps. Je constatai alors sans l’ombre d’un remord :
« Wahou, tes copines sont quand même sacrément débiles. Elles sont toujours comme ça ? »
Je marquai une pose, volontaire, durant laquelle j’observai ladites débiles. Elles tripotaient leurs cheveux si raides qu’on aurait pu les croire inexistants ; et réajustaient leurs espèces de sous-vêtement-jupe.
« En même temps, tu dois être comme elles. Sinon comment expliquer que tu traînes avec des boulets pareils ? »
Je réfléchis un moment, puis repris :
« Nan, dis-rien, en fait je m’en fous. »
Ce qui était totalement faux. J’étais curieux, sans trop savoir pourquoi. Mais, suivant mes pulsions, j’adressai un soupir de mépris à la blonde, et tournai les talons._________________
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N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit, Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ; Rager, s’enrager contre la mort de la lumière.
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 | Sujet: Re: La solitude est ennemie de l'absence. 06.02.10 1:24 | |
| C'est l'histoire de trois petits steaks qui, pour rentrer chez eux, doivent traverser une forêt. Donc, ils avancent dans les bois, et au bout d'un moment, un des steaks disparait. Donc les deux autres commencent à avoir peur et donc se tiennent la main. Au bout d'un moment, le second disparait. Alors le dernier commence à paniquer et crie "vous êtes où ? Vous êtes où ?" et alors, les deux qui avaient disparut reviennent et celui qui était tout seul leur demande "Bah, qu'est ce que vous faisiez" et les deux lui répondent "Bah, on steak haché !"
Toute l’assistance éclata alors de rire à cause de la chute de l’histoire drôle que je venais de leur raconter. J’en riais moi-même, je ne pouvais me passer de cette malheureuse histoire tellement stupide qu’elle en faisait rire. Cela faisait bien une heure que j’étais assise aux Trois Balais à parler de tout et de rien. Au départ, nous n’étions que cinq et nous étions venu à Pré-Au-Lard histoire de nous changer les idées. A dire vrai, toutes ces histoires de Mage Noir caché à Poudlard faisait un remue ménage impossible et tout les professeurs nous mettait en garde et donc, plusieurs élèves ne se sentaient plus en sécurité à Poudlard. C’est pourquoi, avec quelques amis, nous avions décidé de nous retrouvé au Pub autour de jus de citrouille, Bièraubeurre et du rire pour décompresser.
J’arborais une position des plus étranges, à genoux sur ma chaise, le dos de celle-ci collé contre les bords de la table, je me présentais comme en une sorte d’orateur. Au fur et à mesure, des élèves s’étaient joins à nous, heureux de passer un peu de bon temps. J’enchainais les blague, plus ou moins drôle mais tout le monde éclatais de rire à chaque fois, à moitié plier sur la table en frappant dessus comme des siphonné. Pendant que les autres étaient trop occupés à rire, je m’accordais une pause. J’étais fatiguée, j’avais l’impression qu’un marteau frappais sans arrêt ma tête, je me reposais sur un bras. Des fois, je me demandais si cela valait le coup de jouer la comédie tout les jours. De faire croire à tout le monde, même à mes amis, que j’étais extrêmement extravertie alors que se n’était qu’une coquille pour protéger celle que j’étais vraiment. Je n’ai jamais eu la force que je prétendais avoir, j’étais timide, bien que dis ainsi, vous auriez sûrement du mal à me croire. Devenir quelqu’un d’autre pour que tout le monde vous apprécie, pour qu’on vous regarde, que l’attention soit braquée autour de vous. Certes, c’était une vie dont j’avais toujours rêvé.
Je sentais alors la fille à côté de moi me frapper l’épaule, hilare. Je changeais automatiquement d’expression, lui souriant à pleine dent et gloussant. Je repartit sur une autre vanne malgré moi. Tout le monde se remit à pialler. Je levais la tête, les clients du Pub s’étaient tous tourné vers moi pour m’écouter et un élève s’approchait de nous. A peine eu-je croisé son regard que je me détournais, faisant semblant de ne pas l’avoir vu. Les élèves commencèrent à partir, remettant leur manteau, me saluant. Je leur fis signe de la main. Me levait moi aussi pour enfiler mon manteau. J’entendis une voix s’élevé derrière moi, demandant de nous pousser. Je levais l’œil sur le jeune garçon qui s’était rapprocher tout à l’heure et me desserrait, mais mes amies n’en firent rien et gloussaient encore, je les fusillais du regard, qu’elles avaient l’air cruche ainsi. Mais le jeune homme les poussa alors pour qu’elle daigne s’écarter et elles valdinguèrent contre le mur en piaillant. C’est alors que le jeune homme se tourna vers moi me demandant si mes amies étaient toujours comme sa, je haussais les épaules, ne répondant rien, j’étais trop fatiguée pour rétorquer. Mais il me dit quelque chose qui me vexa, disant que je devais sûrement être comme elle, je le dardais d’un regard noir. Celui-ci commençait à partir. L’insolent ! Il n’allait pas s’en sortir comme sa et avoir le dernier mot Qui te dit que je suis comme tout le monde ? Ton petit doigt ? Tu devrais peut-être éviter de porter des jugements aux gens que tu ne connais pas au lieu d’être ainsi hautain avec les autres.
Lui lançais-je, d’une froideur sans égal _________________ <SPAN style="text-shadow: 1px 1px 3px #222; letter-spacing: 0.4em; font-variant:small-caps;"><font face=georgia>Sunshine Hayley Lolita Stewart</font></span> <blockquote><img src="http://i40.tinypic.com/2zxwgo8.gif" style="border:5px #758679 solid; -moz-border-radius:10px;"></blockquote> elle avait un sourire qui transformerait l'hiver en printemps
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 | Sujet: Re: La solitude est ennemie de l'absence. 06.02.10 16:06 | |
| J’avais virevolté en direction de la porte, et m’apprêtai à partir. J’avais la main sur la poignée de la porte, lorsque la blonde m’arrêta net. Les quelques mots qui sortirent de sa bouche me figèrent sur place, me fascinèrent.
« Qui te dit que je suis comme tout le monde ? Ton petit doigt ? Tu devrais peut-être éviter de porter des jugements aux gens que tu ne connais pas au lieu d’être ainsi hautain avec les autres. »
Doucement, je me tournai. Je la dévisageai longtemps sans rien dire, scrutant son visage avec attention. Se pouvait-il que parmi toutes les filles de Poudlard, dissimulée dans la masse de bécasses, se cache quelqu’un qui possédait une vraie personnalité ?
« Moi au moins, je ne prétends pas être quelqu’un d’autre. Je suis peut-être hautain, mais c’est parce que je m’estime supérieur aux autres. Toi, tu mens. Tu montres aux autres ce que tu n’es pas : le petit pitre de service, toujours prêt à plaisanter. Je sais que tu n’es pas comme ça. Ne me demande pas pourquoi, c’est mon petit doigt qui me l’a dit. Un vrai petit futé, celui-là, n’est-ce pas ? » persifflais-je.
Je penchai la tête sur le côté, et lui adressai un sourire empli d’ironie. Puis, je partis, vraiment, cette fois. L’air frais fouetta mon visage avec la violence d’un coup de poing, mais c’est tout juste si je m’en rendais compte. Je pensais à la blonde. Jamais je n’aurais cru rencontrer quelqu’un ici digne de retenir mon attention. Parce qu’elle m’intéressait réellement : je voulais savoir qui elle était. Ce qu’elle croyait être, et ce qu’elle était vraiment... J’étais persuadé qu’il y avait une marge entre ces deux idées. Et ce n’était pas bien : elle devait savoir qui elle était, ce qu’elle était capable de faire. Moi, j’étais mauvais, et je l’assumais pleinement. Plutôt ça, que de me leurrer en œuvrant pour le bien, alors que la seule chose que j’aimais était ma petite personne. Et elle, elle se leurrait. Le trajet de Pré-Au-Lard jusqu’au château s’écoula bien plus rapidement que d’habitude. Peut-être parce que j’avais un sujet de réflexion, qui sait ? Je me dirigeai vers la salle commune des Serpentard, et filai sous la douche. Je revêtis ensuite mon uniforme, réajustai ma cravate, et me brossai les dents. Puis, je jetai un coup d’œil à l’horloge : seulement 18 heures. Pour faire passer le temps, je décidai de m’octroyer une petite pause lecture. Etonnant pour quelqu’un comme moi : j’aimais lire, particulièrement des classiques. J’attrapai le premier bouquin que je pus trouver dans ma valise : Docteur Jekyll et Mister Hyde. L’histoire d’un homme, qui se débattait avec deux facettes de lui-même : le lui animal, bestial ; contre le lui gentil, bon citoyen, et docteur émérite. Ironie du sort, lorsque l’on repensait à la fille que j’avais rencontré ce matin. L’ouvrage était vraiment bon, et les coups de la cloche annonçant 20 heures me surprirent. Je lâchai le livre, pour aller dîner. Lorsque je m’installai à la table des Serpentard, et remplis mon assiette – seul, comme à mon habitude –, j’avais encore l’esprit à Londres, dans la maison du docteur Jekyll. Je mangeais pensivement mon morceau de dinde, quand mes yeux s’agrandirent sous l'effet de la surprise. A la table des Gryffondor, se trouvait mon Docteur Jekyll et Mister Hyde personnel. La blonde de ce matin, occupée une fois de plus à faire rire tout le monde. Elle n’en avait pas marre ? Je la regardai dîner. Comme à Pré-Au-Lard, lorsqu’elle n’était plus le centre d’attention, elle devenait quelqu’un d’autre. Quelqu’un de sensible, de timide, de fleur-bleue. Le genre de personne que je détestais. Mais d’un autre côté, je détestais encore plus les gens qui jouaient un rôle. Pourquoi ne voulait-elle pas laisser de côté ce masque de joyeuse bavarde ? Je lâchai ma fourchette, presque énervé, et me levai violemment de ma chaise. Mes mouvements étaient si brusques que la purée dans mon assiette se renversa. Rapidement, je me rendis à sa table. Je tirai une chaise, devant elle, et m’assis. Personne n’avait remarqué mon intrusion à part la blonde. Ah, et les morveuses que j’avais poussées, qui me jetèrent d’ailleurs un regard de dégout en murmurant entre elles. Je pris une voix suraiguë pour les imiter, et lançais sur le ton de la confidence :
« Oh ben non, pas lui ! Il est trop méchant ! Tu as vu ce matin, comme il m’a fait mal ? Je ne sens toujours plus mes côtes. Je crois qu’il me les a cassé. »
En m’entendant, les morveuses froncèrent le nez, comme gênées par une mauvaise odeur, et se détournèrent. Elles écartèrent leurs assiettes d’un mouvement uniforme, de manière à se trouver le plus loin possible de moi. Lâchant un petit rire, je me concentrai sur la blonde. Elle n’avait pas cessé de m’observer, choquée que je vienne encore la harceler.
« Arrête », grondais-je.
Elle haussa les sourcils, étonnée.
« Arrête de faire semblant. Je t’ai vue. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu es comme ça ? »
Elle me regarda avec de grands yeux, exacte image de l’incompréhension. Cela m’énerva encore plus, et je lui ordonnai sèchement :
« Oh, s’il te plait. Ne fais pas semblant de ne pas comprendre. »
Elle se mordit la lèvre, et regarda ailleurs. D’accord. Elle voulait jouer ? On allait jouer.
« N’essaie même pas de m’ignorer. De toute façon, tu ne pourras pas te débarrasser de moi. Je te suivrai partout, je te pourchasserai où que tu sois, tant que tu ne m’aura pas dit pourquoi tu joues une fille que tu n’es pas. Sois tu parles, sois les jours qui viennent risquent de ressembler à un jeu de cache-cache pour toi. A prendre ou à laisser. »_________________
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 | Sujet: Re: La solitude est ennemie de l'absence. 23.03.10 16:40 | |
|  Faire semblant, jouer la comédie. Cela n'était pas donné à tout le monde, et cela ne servait pas à n'importe qui. Il fallait croire que j'avais pris l'habitude de jouer un personnage, joué, je ne savais faire que cela. Tout les jours je veillais à ne jamais montrer cette facette de moi qui personne n'apprécierait, personne ne connaissait cette Sunshine au fou de moi, sensible et a fleur de peau, timide. Non tout le monde ne connaissait que l'égocentrique, un peu dingue et impulsive. Même mes amis n'avaient jamais vu cette pars de sensibilité en moi, personne n'avait jamais remarqué que celle qu'ils connaissaient n'était qu'un jeu, une comédie, une carapace que je m'étais forgée pour me protégé des vautours. Mais je devais avouer que parfois, j'étais lasse de jouer, parfois, j'aimais me retrouver seule pour enfin être moi-même, a ce moment précis, je n'étais plus l'insensible mais une victime de moi même.
Tout l'assistance s'était enfin décidé à partir, me laissant un moment de répit. Je commençais a enfiler mon manteau en discutant avec quelques amies lorsque j'entendis quelqu'un nous demander de nous pousser, je levais les yeux vers le jeune homme que j'avais aperçut et qui était resté dans son coin et me déplaçais pour lui laisser la place de passer mais ce n'était pas la cas de mes amies. Je soupirais en les fusillant du regard, pourquoi trainais-je avec des cruches ? Je me le demandais. C'est alors que l'inconnu soupira lui aussi et les poussa contre le mur, mes amies grognèrent, poussant des petits cris strident. C'est alors que l'inconnu s'adressa à moi, me demandant si mes amies étaient toujours ainsi, je ne répondis rien et haussais les épaules mais il continuait sa phrase, supposant que j'étais comme elles. J'ouvrais la bouche mais il m'empêcha encore de parler, me disant qu'il s'en fichait. Il commençait à partir, je serrais les points, dardant d'un regard noir son dos. Lui rétorquant d'un ton glacial comment savait-il que je serais comme tout le monde. C'est alors qu'il se retournait, comme fasciné par mes mots, il me regarda un long moment. J'arquais un sourcil, bras croisés. Mais c'est alors que ses paroles me choquèrent, me frappèrent de plein fouet. Comment avait-il compris ? Comment avait-il pu me cerner en quelques secondes. Il persifflait, disant que son petit doigt était un petit futé. Je restais là, incapable de rétorquer quoi que ce soit. Il partait, je le regardais par la vitre du pub s'en aller d'un pas nonchalant vers Poudlard. J'en avais le cœur serré, j'étais choquée.
Mes amies s'approchèrent alors de moi, suivant mon regard. C'est Amy, qui passa son bras autour de moi en pointant l'ombre de l'inconnu en me disant Fais attention a ce type Sunny, il est trop étrange, tout le monde le dis. Il s'appelle Nathanaël Gates, en plus son nom est trop bizarre tu trouve pas" les quatre filles gloussèrent, mais je restais là, bouche béante mais je rajoutais dans un murmure "Ouai, trop bizarre... les filles s'échangèrent un regard entendu, puis je me retournais, reprenant mon visage souriant en leur disant que nous devrions rentrer avant la nuit. Elles acquiescèrent et nous rentrâmes au château.
Cela faisais bien deux heures que nous étions rentrés, après m'être réfugiée seule dans les dortoirs, j'avais longtemps pensé à ce que m'avais dit ce Nathanaël, mais il m’intriguait, comment pouvait-il deviner la personnalité de quelqu'un juste en quelque secondes. Mais j'avais enfin cessé de m'interroger et je m'étais mise à la recherche de Leslie ou bien Miley, mais aucune des deux ne manifestais aucun signe de vie, a croire qu'elles avaient disparut de la surface de la terre. Je m'étais donc résignée à les chercher et m'étais attablée avec les mêmes personnes qui étaient venu avec moi aux Trois Balais. Toute les quatre discutaient de garçon, je participais tout de même à la conversation mais je ne préférais pas non plus m'attarder sur le sujet ou je sentais les questions sur ma vie amoureuse, se dont je n'avais jamais parlé à personne bien entendu. C'est alors que quelqu'un vint s'assoir en face de moi, je levais la tête et tombais nez à nez avec ce Nathanaël. Mes amies se décalèrent alors de lui, murmurant entre elles. Nathanaël se lança alors dans une parfaite imitation des jeunes filles se qui parvint à me faire rire. Mais je l’observais toujours, choquée, horrifiée même. J'aurais souhaité ne plus le rencontrer mais cela était impossible. Je regardais son uniforme, cela ne m'aurait pas choquée, s'était un Serpentard et beaucoup de personnes se lancèrent dans des rumeurs a propos de nous deux. Puis sa voix retentis, m'ordonnant d'arrêté, je lui lançais un regard qui voulais dire "arrêtez quoi ?" puis il s'expliqua, me demandant pourquoi j'étais comme sa. Je le regardais encore, puis fit mine de ne pas comprendre mais il avait compris.
Il m'expliquait qu'il me suivrait si je ne lui disais pas pourquoi je jouais le rôle d'une autre. Je soupirais et rétorquais.
Arrête toi aussi avec tes menaces, on dirais un psychopathe. mais je lu dans ses yeux qu'il n'était pas près de laisser tomber, comme s'il venait de trouver un jeux amusant, je soupirais en me levant Suis-moi Je partais vers l'extérieur, espérant qu'il me suivrait. Un groupe de personne me suivait du regard, s'interrogeant tous du regard. J'entendis certaines messes basses. J'ai entendu dire que cette Sunshine brise tout les couples et sort avec plein de mecs en même temps. J'ai entendu dire qu'à cause d'elle, John et Lou ne sont plus si amoureux et aussi, elle flirterait avec Chase et maintenant un serpentard ? Cette fille est trop étrange je roulais des yeux, ignorant les autres messes basses. Je sortais de le grande salle, attendant que Nathanaël en fasse de même. Lorsqu'il sortit, je le pris par le bras et l'entraînait dans un coin, les mains posées sur mes hanches
Pourrais-je savoir pourquoi tu veux absolument savoir tout cela de moi ? Tu ne me connais pas, tu disais que tu t'en fichais alors prouve le et fiche moi la paix. Et tu veux jouer à cache-cache ? D'accord on va jouer.
_________________ <SPAN style="text-shadow: 1px 1px 3px #222; letter-spacing: 0.4em; font-variant:small-caps;"><font face=georgia>Sunshine Hayley Lolita Stewart</font></span> <blockquote><img src="http://i40.tinypic.com/2zxwgo8.gif" style="border:5px #758679 solid; -moz-border-radius:10px;"></blockquote> elle avait un sourire qui transformerait l'hiver en printemps
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 | Sujet: Re: La solitude est ennemie de l'absence. 24.03.10 22:39 | |
| Je l’avais compris immédiatement : Sunshine était une personne très... perceptive. Elle avait immédiatement compris qui j’étais, et ce que je recherchais chez elle... Elle n’était pas comme ses imbéciles de copines, c’était certain. C’était justement ce que je voulais lui faire avouer, que ça lui plaise ou non : quitte à mentir à la terre entière, il fallait au moins qu’elle soit franche avec elle-même. C’était dans ce but que j’étais allé la trouver pendant son repas, et j’étais persuadé que j’aurais pu obtenir quelque chose d’elle à la fin de notre dialogue. Malheureusement, Sunshine avait tiré une mauvaise habitude de son masque de bavarde : lorsque la situation devenait un peu trop lourde émotionnellement parlant, elle ne pouvait s’empêcher d’éluder par des blagues.
« Arrête toi aussi avec tes menaces, on dirait un psychopathe. »
Tentative minable pour se soustraire des réponses que j’attendais d’elle. Elle me jeta un coup d’œil nerveux par dessus son assiette... et vit tout de suite qu’à la différence des gens qu’elle côtoyait habituellement, je n’éclatais pas de rire en changeant de sujet. Au contraire, je poussai un soupir las et augmentai la pression par un regard perçant. Sunshine afficha une moue penaude et marmonna :
« Suis-moi. »
J’étais si hostile aux ordres de ce genre que l’envie m’effleura de refuser, de rester sur ma chaise en la regardant s’en aller. Je compris néanmoins qu’un gamin de huit ans n’aurait pas eu ce comportement, et que je risquais grandement de me ridiculiser. Grognant dans ma barbe, je me levai et l’escortai à l’extérieur du château. Si Sunshine Stewart était quelqu’un de populaire, je ne m’en étais pas aperçu auparavant. Et cependant, la conclusion me sautait maintenant aux yeux : il n’y avait qu’à voir tous les regards en coin qui nous suivaient... A moins que ce ne soit moi qui les intéressait ? Haha. Je ricanai à ma petite plaisanterie intérieure, et Sunshine leva le sourcil d’un air interrogateur. Autour de nous, les gens ne prenaient même plus la peine de cacher leur curiosité. Ils chuchotaient entre eux, nous dévisageaient d’un air proprement scandalisé. Sunshine paraissait mortifiée ; moi, ça m’amusait au plus haut point. Lorsque je vis une sale teigne aux cheveux graisseux nous pointer du doigt, je lui tirai la langue en hurlant :
« Bouh ! T’es pas belle. »
J’éclatai de rire. Décidemment, j’étais un vrai gamin... Heureusement – pour eux – personne ne m’avait entendu. Non, tout le monde était bien trop occupé à répandre des ragots sur Sunshine... J’entendais quelqu’un marmotter de là :
« J'ai entendu dire que cette Sunshine brise tout les couples et sort avec plein de mecs en même temps. J'ai entendu dire qu'à cause d'elle, John et Lou ne sont plus si amoureux et aussi, elle flirterait avec Chase et maintenant un Serpentard ? Cette fille est trop étrange. »
Complètement secoué, je m’arrêtai de marcher. Mais quelle bande de crétin ! La vie sentimentale de Sunshine ne regardait qu’elle, il me semblait. Comme si j’avais quelque chose à faire de leurs petites histoires sournoises. Ils pouvaient raconter ce qu’ils voulaient, dire autant d’âneries que leurs langues pouvaient en produire, tant que ça ne me concernait pas. Je ne désirais pas que mon nom soit souillé par ces racontars débiles... Dorénavant, nous ne pouvions plus faire deux pas avec une fille sans qu’on se mette à crier à l’amouuuuuur, le vrai ! J’escomptais faire ce que je voulais de ma vie privée, sans qu’un pauvre petit groupe de fouines ne s’en mêle. Quand à penser que Sunshine Stewart flirtait avec Nathanaël Gates... C’était tout bonnement génial. Mon niveau social était maintenant abaissé à celui de l’amant sans valeur... Je cherchai du regard la personne qui avait murmuré ces bêtises, et lui sifflai à l’oreille :
« Ce n’est pas parce que ta vie amoureuse à toi est désespérante, qu’il faut t’attaquer à celle des autres. Oh, et puis j’oubliais : lave-toi la bouche avant de parler, merci. »
Sur ce, avec un petit hoquet de mépris, je m’écartai – ou plutôt, fut écarté par Sunshine qui avait déniché un coin plus tranquille. Son air profondément agacé ne me dit rien de bon, pas plus que lorsqu’elle plaça ses mains sur les hanches. En effet, j’avais raison : elle commença un petit sermon.
« Pourrais-je savoir pourquoi tu veux absolument savoir tout cela de moi ? »
« Parce que tu es mon obsession. Je suis un psychopathe, tu te rappelles ? » marmonnais-je.
Mais elle ne m’écouta pas et continua de brailler :
« Tu ne me connais pas, tu disais que tu t'en fichais alors prouve-le et fiche moi la paix. Et tu veux jouer à cache-cache ? D'accord on va jouer. »
Là, elle était de mauvaise humeur. Si je la laissais continuer, elle s’en irait et jamais son mystère ne serait résolu. Je sentais qu’il était temps d’insister :
« Non je préfère ne pas jouer. Je sais que tu va gagner : tu es très douée pour ce qui est d’esquiver. Tu sais te cacher de tout plein de choses : des questions, des réponses, et même de toi ! Je ne comprends pas pourquoi tu as peur de reconnaître qui tu es. Parce qu’il est clair que tu as peur ; regarde-toi enfin, tu es morte de frousse ! Je te croyais plus courageuse que ça. »
Cette dernière affirmation était fausse. Je ne la croyais pas plus courageuse... Je savais qu’elle était un pauvre petit être tremblant et effarouché, effrayé du moindre petit obstacle. Il n’y avait qu’à voir comme les regards que nous avaient lancés les gens, tout à l’heure, l’avaient affectée.... J’avais l’impression qu’elle ne vivait que pour les autres. Elle s’était même crée une personnalité pour eux ! Il était temps qu’elle commence à vivre d’elle-même, qu’elle se mette à prendre de la distance par rapport à la considération d’autrui.
« Quant à savoir pourquoi je te harcèle... En fait, même moi, je ne le sais pas très bien. Sûrement que je suis un type très gentil, et que voir le malheur des gens me désole. »
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Famille :: Stewart-Foster-Everghton
 | Sujet: Re: La solitude est ennemie de l'absence. 31.03.10 22:57 | |
| J'étais choquée que Nathanaël ose encore venir m'importuner. Alors que je mangeais tranquillement avec mes "amies" ou disons plutôt des "bouche trou" étant donner que je n'avais pas réussis à trouver Leslie et Miley. Lorsque je vis le jeune homme s'installer en face de moi, se moquant des autres filles, j'étais incapable de dire quoi que ce soit, stupéfaite, choquée de le voir encore une fois alors que je ne l'avais encore jamais vu en trois ans. Mais ce qui me choquait le plus était qu'il cherchait encore, il voulait encore savoir pourquoi je me cachais. Il m'agaçait du plus haut point, me disant d'arrêter de faire semblant. Mais je lui rétorquais d'arrêter de me suivre, qu'il me faisait penser à un psychopathe. C'est après plusieurs minutes à nous darder du regard que je soupirais, lui disant de me suivre. Je me levais, celui-ci m'emboîtant le pas. Je soupirais encore plus lorsque les messes basses vinrent à mes oreilles. Pourquoi les gens s'intéressaient-ils à ma vie privée ? C'est alors que je vis Nathanaël avoir une des réactions les plus étranges, il regardait une fille aux cheveux graisseux, des germe de boutons pleins le visage et un appareil dentaire pointer son doigt sur nous, le jeune homme la pointais a son tour du doigt en criant "Bouh ! T’es pas belle", je pouffais malgré moi mais j'espérais qu'il n'ait pas remarqué que j'avais trouvé sa gaminerie drôle. Peu de personne l'avait entendu, puis, les paroles d'une autre fille vinrent à mon oreille et me heurtèrent cette fois-ci mais j'eus l'impression que Nathanaël avait prit ma défense en venant lui rétorquer quelque chose que je n'entendis pas, je le tirais par le bras et l'emmenais à l'extérieur dans le couloir.
Je le regardais d'un air agacé, puis, posais mes mains sur les hanches et commençais mon sermon, déballant tout ce que j'avais sur le cœur. Lorsqu'il essayait de contrer, je l'arrêtais d'un geste de la main pour qu'il me laisse continuer. J'étais de mauvaise humeur et d'autant plus frustrée par ce garçon que je connaissais à peine et qui portait déjà d'innombrable jugement sur moi et était déjà parvenu à voir qui j'étais réellement. Je lui rétorquais que s'il voulait jouer, j'étais prête à jouer et ce n'étais pas des bêtises. J'étais très douée dans ce domaine, ce qu'il me répondit en disant qu'il disait qu'il ne préférait pas jouer car j'allais gagner. Je croisais les bras, le laissant continuer en arquant un sourcil. Il me dit alors que j'étais morte de frousse, j'eu un petit rire moqueur
Une prostituée dans une église aurait plus peur que moi
C'est alors que, d'un pas nonchalant, ma sœur fit son apparition. Sunny ! s'écria Rainbow en venant me prendre dans ses bras, je me débattais pour que ma blonde peroxydée de grande sœur daigne enfin me lâcher Rain' s'il te plaît lâche-moi j'étouffe lui avais-je dit d'un ton las, elle me lâchais et porta son regard sur Nathanaël Oh, j'avais pas vu que t'étais occupée, c'est ton petit copain je la regardais, choquée Quoi ?! Non pas du tout tu fais fausse route elle me regardait d'un air sceptique puis lançais un dernier regard à Nathanaël avant de disparaitre dans la Grande Salle.
Je soupirais et me collais contre le mur pour m'y laisser glisser, j'entendis la remarque de Nathanaël, disant qu'il faisait sa parce qu'il était un type très gentil et que le malheur des autres le désolait. L'arrivée de ma grande sœur m'avait calmée et lui dis d'un ton monotone en levant mes yeux bleu vers lui
T'es pas drôle je soupirais puis lui dis sur le ton de la confidance C'est à cause d'elle, de ma sœur, que je suis comme sa. Je ne suis pas fichue de lui arriver à la cheville, alors je me protège derrière une personne que je ne suis pas. Sa te conviens comme réponse ? _________________ <SPAN style="text-shadow: 1px 1px 3px #222; letter-spacing: 0.4em; font-variant:small-caps;"><font face=georgia>Sunshine Hayley Lolita Stewart</font></span> <blockquote><img src="http://i40.tinypic.com/2zxwgo8.gif" style="border:5px #758679 solid; -moz-border-radius:10px;"></blockquote> elle avait un sourire qui transformerait l'hiver en printemps
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1st year, oh, I'm little
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 | Sujet: Re: La solitude est ennemie de l'absence. 16.04.10 21:27 | |
| Sérieusement, qu’est-ce que je foutais là ? C’était la seule question qui me venait à l’esprit ici, dans ce couloir désert, avec l’espèce de schizophrène qui me faisait face... Au fond, elle pouvait bien être qui elle voulait, je m’en fichais.
« Une prostituée dans une église aurait plus peur que moi. »
Sa réplique me désarçonna, et un rire s’échappa de mes lèvres. J’avais ma réponse... Voilà pourquoi j’étais là : parce que cette fille n’était pas normale. Et ce qui était bizarre m’avait toujours attiré. J’avais été agacé, et en même temps soulagé, de comprendre qu’il existait des personnes intéressantes dans ce château, en dehors de moi. Je me demandais même si mon égo n’avait pas un peu dégonflé, grâce à Sunshine et ses problèmes. L’ancien Nathanaël n’aurait jamais perdu son temps à tenter de concilier deux facettes de la personnalité d’une misérable fille...
« Sunny ! »
Le cri perçant d’une petite peste me vrilla le tympan. Furieux, je levai le regard... Une fille blonde était perchée dans les bras de ″Sunny″. Je ne l’avais pas vue arriver... Qui était cette malade ? Cette Sunshine était donc un aimant à fous ?
« Rain' s'il te plaît lâche-moi j'étouffe... » avait faiblement protesté cette dernière.
Le grand yéti qui s’était jeté sur Sunshine finit par desserrer son étreinte. Le visage de sa victime était violet, à moitié asphyxié... Cela, le yéti ne parut pas s’en rendre compte. Il se contenta de se tourner, et de me considérer avec un petit regard moqueur.
« Oh, j'avais pas vu que t'étais occupée, c'est ton petit copain ? »
Par égard pour Sunshine, qui semblait tenir à cette folle, je me retins de l'égorger. J’essayai donc de refouler mes pulsions meurtrières, et regardai ailleurs de peur de craquer. Sunshine réagit plus calmement, apparemment habituée à ce genre de scénario. Elle nia les affirmations du yéti avec diplomatie, et un peu de lassitude... Je compris immédiatement pourquoi : le yéti blond ne l’écoutait même pas. Il gloussa une dernière fois, puis se sauva à la vitesse d’un boulet de canon.
« C’était quoi, ce truc ? » explosais-je.
Sunshine soupira, et s’avachit contre un mur en fermant les yeux. Elle semblait très fatiguée... Il y avait de quoi !
« C'est à cause d'elle, de ma sœur, que je suis comme sa. Je ne suis pas fichue de lui arriver à la cheville, alors je me protège derrière une personne que je ne suis pas. Sa te conviens comme réponse ? » fit-elle brusquement.
Sa... sœur ? Je n’avais pas vraiment eu le temps d’observer le yéti, mais de loin, c’est vrai qu’elle avait paru lui ressembler. Lorsque le choc que me provoqua cette révélation fut passé, je pris conscience de la phrase de Sunshine. Que voulait-elle dire par ″lui arriver à la cheville″ ? Insinuait-elle que le yéti était mieux qu’elle ? Elle se sous-estimait donc à ce point ? J’éclatai de rire, mais le regard sombre que me lança Sunshine me refroidit.
« Désolé, c’était nerveux. »
Est-ce qu’elle était folle ? Je la trouvais cent fois, mille fois, plus intéressante que sa sœur. Et elle se dévalorisait, se croyait inférieur à cette ″Rain″ creuse et hystérique ? Ah, mais Rain ... Etais-ce l’abréviation de Rainbow ? Si c’était le cas, quelle ironie... Rainbow et Sunshine, ou l’arc-en-ciel et le soleil. Rainbow, haute en couleur, face à Sunshine, aussi chaleureuse et lumineuse qu’un astre. Jolie métaphore.
« Hum... C’est quoi ton problème, exactement, avec ta... euh, sœur ? »
Il fallait bien que je comprenne, histoire de trouver les mots juste. Je ne pouvais quand même pas lui cracher à la figure que sa sœur n’avait aucune personnalité, et qu’elle n’avait rien à lui envier... Même à moi, ça me paraissait un peu brutal. _________________
 | <blockquote>Don't you know I'm terrible ?
N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit, Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ; Rager, s’enrager contre la mort de la lumière.
Don't you know I'm terrifying ?
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